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| Hôpitaux psychiatriques fermés |
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Le dernier hôpital psychiatrique du pays a fermé ses portes hier suite aux réductions massives des cotisations sociales ces dernières années.
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Madame Rose, Directrice du Centre hospitalier de Marcinelle est effondrée : « Je n’aurais jamais imaginé finir ma carrière de cette façon. Ça fait 40 ans que je travaille ici. J’ai débuté comme infirmière. Je me suis investie dans ce métier jusqu’à sacrifier ma propre vie familiale. La clinique, c’est mon unique foyer. Je ne sais pas ce que je vais faire après. J’ignore où vont aller tous les patients et ce que vont devenir tous les travailleurs. C’est une véritable catastrophe pour chacun de nous ! ». Il sera difficile en effet de recaser ces malades dans les hôpitaux publics compte tenu de la précarité de leur situation. Les Hostos du cœur pourront sans doute en accueillir quelques-uns mais les autres seront immanquablement livrés à leur propre sort. Ce constat sème un vent de panique au sein de la population qui redoute une augmentation du nombre d’agressions à cause de tous ces « fous » lâchés dans la nature ! Les familles, désorientées, se sont tournées vers les services de proximité créés en 2010 grâce à la Déclaration d’Helsinki. Malheureusement, ces établissements ne sont pas adaptés aux pathologies sévères et connaissent eux aussi des problèmes budgétaires. Luc, père de famille, dont le frère s’est retrouvé dans l’obligation de quitter les lieux, témoigne : « J’ai seulement été averti hier. Je suis le seul parent de Jack. Il souffre de schizophrénie et d’accès de violence et je suis absolument incapable de le maîtriser lors d’une crise… Il n’est pas envisageable de l’accueillir à la maison. Vous comprenez, j’ai trois enfants en bas âge et ma femme est enceinte du quatrième ». Marc, un éducateur du Bercail, tente de rassurer et propose des solutions : « Les centres comme le nôtre continuent d’exister en bonne partie grâce à des dons, des ventes de gaufres ou d’objets créés par les pensionnaires. De plus, les bénévoles nous offrent une aide remarquable… » L’accueil et le traitement des malades mentaux reposeront-ils désormais uniquement sur la charité, le mécénat et le volontariat ?
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Les réductions successives de cotisations sociales sont à l’origine des difficultés financières que connaissent les établissements psychiatriques depuis plusieurs années. Le dernier d’entre eux a finalement dû mettre la clef sous le paillasson hier. Actuellement, il n’existe plus aucun lit pour les malades mentaux en Belgique !