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Les Hostos du coeur : Franc succès pour la première soirée des "Emplâtrés" |
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Hier soir, la première soirée des « Emplâtrés », animée par le toujours jeune Naqui, a permis de récolter des fonds pour la construction des Hostos du Cœur. Cette nouvelle initiative des artistes permettra de soigner gratuitement les personnes qui ne sont pas couvertes par une assurance maladie et/ou hospitalisation.
La soirée a démarré sur les chapeaux de roues avec l’interprétation de « J’ai la rate qui s’dilate » par Placeboh. Si le plus grand moment d'émotion fut assurément l’apparition de Serge Lapa entonnant son désormais mythique « Je suis malade » en compagnie de Doc Procto, il fallut attendre l’intervention du comique Djamoul Debbeze – fondateur des Hostos du Cœur - pour donner réellement du sens à cette soirée. « Aujourd’hui, on n’a pas plus le droit d’avoir faim que d’avoir mal ! » s’est insurgé le comédien avant de reprendre de plus belle : « Là où la Sécu a disparu, là où l’Etat n’intervient plus, il nous a paru urgent de parer au plus pressé pour soigner ceux qui souffrent. Ils sont nombreux à ne pas pouvoir se payer une assurance maladie suffisante. Mais nous voulons aussi que cette initiative solidaire soit temporaire. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités pour remédier à cette situation sanitaire épouvantable qui pourrait bien avoir des conséquences sur la santé de tous. » Djamoul s’est enfin adressé au Ministre de la Santé : « La solution n’est pas si éloignée de nous. Il y a quelques années encore un système de solidarité sociale permettait à tous, en ce compris les moins favorisés, de bénéficier de soins médicaux de qualité ».
Le rideau est tombé sur cette soirée avec la chanson « Ne tirez pas sur l’Ambulance » reprise en chœur par toute la troupe des « Emplâtrés ». Si les drames de santé publique sont inacceptables dans nos riches sociétés, on a quand même passé une très bonne soirée ! Vivement la sortie du CD et du DVD.
Des Restos aux Hostos du Cœur, il n’y a qu’un pas de 44 ans.
C’est en 1985 qu’un certain Coluche – comédien oublié de la seconde moitié du 20ème siècle – lançait les Restos du Cœur pour subvenir aux besoins des laissés-pour-compte. Aujourd’hui, alors que la pauvreté explose, bien rares sont ceux qui peuvent affirmer n’avoir jamais fréquenté ces cantines. Depuis cinq ans, le nombre des restos de ceux qui ont faim et froid ne cesse d’augmenter. On estime que chaque semaine, un nouvel établissement ouvre ses portes dans le monde. Leur nombre devrait bientôt dépasser celui des fast-foods « Mac Dingo ». Quarante-quatre ans après les « Restos », une nouvelle étape est franchie avec l’inauguration des premiers « Hostos ». On n’arrête pas le progrès…
Se. S
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