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| Interview : Les Services publics, c'était quoi? |
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Les services publics disparaissent peu à peu. Privatisés pour les uns, purement et simplement supprimés pour les autres. Combien sommes-nous encore aujourd’hui à pouvoir expliquer ce qu’ils furent ? Nous avons rencontré Joël, ancien Secrétaire de la Centrale Générale des Services Publics de la Régionale de Liège de la FGTB. Il s’est battu pour la survie des services publics. Aujourd’hui, il se souvient et témoigne.
A quoi servaient les services publics ? Les services publics étaient nombreux et variés. Chaque personne les utilisait sans vraiment s’en rendre compte. Les services publics reposaient sur l’idée que certains biens et services devaient être organisés par l’Etat pour être accessibles à toute la population. Comme l’enseignement, la formation, les crèches, la télévision, la culture, les transports, la livraison de marchandises, l’exportation, l’électricité, le gaz, l’eau, la sécurité, la justice, la santé, l’environnement et même une partie du développement des activités économiques… C’étaient des services dits publics, des activités sociales et économiques.
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Les services publics disparaissent peu à peu. Privatisés pour les uns, purement et simplement supprimés pour les autres. Combien sommes-nous encore aujourd’hui à pouvoir expliquer ce qu’ils furent ? Nous avons rencontré Joël, ancien Secrétaire de la Centrale Générale des Services Publics de la Régionale de Liège de la FGTB. Il s’est battu pour la survie des services publics. Aujourd’hui, il se souvient et témoigne.
A quoi servaient les services publics ? Les services publics étaient nombreux et variés. Chaque personne les utilisait sans vraiment s’en rendre compte. Les services publics reposaient sur l’idée que certains biens et services devaient être organisés par l’Etat pour être accessibles à toute la population. Comme l’enseignement, la formation, les crèches, la télévision, la culture, les transports, la livraison de marchandises, l’exportation, l’électricité, le gaz, l’eau, la sécurité, la justice, la santé, l’environnement et même une partie du développement des activités économiques… C’étaient des services dits publics, des activités sociales et économiques.
Ils étaient financés grâce à des impôts. Grâce à l’impôt, chacun contribuait à alimenter les caisses de l’Etat qui redistribuait une grande partie de ces richesses en finançant le développement de services publics profitables à tous. Nous recevions donc par ce biais-là un « revenu invisible », c’est-à-dire du pouvoir d’achat en plus. Grâce à ce système de redistribution, nous y gagnions tous. En effet, aujourd’hui, ces services coûtent beaucoup plus chers que ce que nous les avons payés à l’époque. Et en outre, peu de citoyens y ont accès. Donc, aujourd’hui en 2029, c’est plus cher et moins de gens y ont droit !
Pendant des années, les partis de Droite ont fait circuler l’idée que la gestion des services publics était mauvaise, que l’argent du contribuable était dépensé à tort et que l’impôt était du vol… Par ailleurs, l’idéologie dominante de l’époque sous-entendait que la libre concurrence du marché permettrait des prix plus bas, soi-disant plus intéressants pour le citoyen.
La gestion publique a connu certains dérapages mais en tout cas, elle n’a jamais mené à des catastrophes financières, ni provoqué des crises économiques mondiales comme nous en connaissons régulièrement depuis vingt ans avec le secteur privé.
Malgré des manifestations organisées par la F.G.T.B., la revalorisation des services publics à travers différentes campagnes, la défense de l’impôt progressif, etc., de plus en plus de secteurs ont été libéralisés (d’abord les banques publiques, ensuite les télécommunications, la Sabena, l’énergie, la poste, l’eau, les chemins de fer, la culture…). Les citoyens - qui n’étaient plus conscients du mécanisme de redistribution des impôts - se sont laissés séduire par le discours du salaire poche et de la défiscalisation. La baisse des impôts des personnes physiques et des sociétés comme la diminution du pouvoir d’achat et des recettes de la T.V.A. ont considérablement réduit les recettes de l’Etat. Les services publics sont alors devenus de moindre qualité. La Droite prônait la libéralisation comme remède. On sait à présent que ce n’était pas la solution mais il n’en reste pas moins vrai qu’elle a gagné son combat idéologique. Et que les perdants, ce sont majoritairement les citoyens…
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