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| Bilan mobilité des années 20 : La quadrature des roues |
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Jeudi, nous avons suivi Marc dans son trajet quotidien vers Bruxelles. Chaque matin, il quitte Fernelmont à 3h30 du matin. « C'est le prix à payer si on veut vivre à la campagne », nous dit-il. Quand on lui parle des transports en commun, il fait la grimace : « Le problème, c'est que j'habite assez loin de Gembloux, la première Gare-arrêt vers Bruxelles alors que l’autoroute est juste à côté de chez moi. En plus, depuis la privatisation, ils ont supprimé des trains et des gares alors les wagons sont déjà pleins comme des œufs à Libramont ! »
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Un manque criant d'investissements et une absence totale de prévisions politiques ont rendu la mobilité insupportable sur les grands axes routiers et autoroutiers. Analyse sur la quasi-inaccessibilité de certaines villes.
Jeudi, nous avons suivi Marc dans son trajet quotidien vers Bruxelles. Chaque matin, il quitte Fernelmont à 3h30 du matin. « C'est le prix à payer si on veut vivre à la campagne », nous dit-il. Quand on lui parle des transports en commun, il fait la grimace : « Le problème, c'est que j'habite assez loin de Gembloux, la première Gare-arrêt vers Bruxelles alors que l’autoroute est juste à côté de chez moi. En plus, depuis la privatisation, ils ont supprimé des trains et des gares alors les wagons sont déjà pleins comme des œufs à Libramont ! » Sur l’autoroute, nous roulons au pas. « Les bouchons, c’est pire chaque année à cause de l’augmentation du nombre de voitures et des travaux. Là, ils commencent à Daussoulx. » Nous avançons lentement en serpentant entre les chicanes tandis que le jour se lève. A moitié endormis, les automobilistes semblent résignés. « Encore quelques kilomètres et nous seront complètement à l’arrêt sur le ring », grogne Marc. Après 4h de route, nous sommes enfin dans la capitale. Au retour, Marc mettra une heure de moins. Avant de le quitter nous lui demandons comment il fait pour tenir le coup : « La chance que nous avons, ma femme et moi, c'est qu'elle travaille à Gembloux, non loin de Fernelmont. Elle s'occupe des enfants et de la maison la semaine, puisque je preste un autre temps plein au volant. Je compte sur les week-ends et sur les vacances pour m'occuper de la famille et me reposer. C'est la seule chose qui me fasse tenir en définitive. » Nous avons interrogé deux experts, Alain Quisquies, de la Police Fédérale, et Thomas Abiche, urbaniste spécialisé dans les questions de mobilité. Pour ce dernier, de nombreux paramètres expliquent cette situation : « Le drame réside dans ce que les pouvoirs publics n'ont rien fait il y a une dizaine d'années. Avec la privatisation des chemins de fer et l’arrêt des travaux du RER, les particuliers et les entreprises utilisent de plus en plus la voiture. L'ouverture de la gestion de certaines autoroutes à des partenaires privés (QuickHighway, NorthSeaRoads...) n'a rien arrangé. Ces derniers ont sous-loué des bandes de circulation à certains usagers triés sur le volet ». Alain Quisquies abonde dans le sens de Faute de trouver des solutions rapides aux problèmes de mobilité, notre pays sera confronté sous peu à la paralysie de son réseau routier. L’immobilisme n’est plus de mise, il faut agir pour éviter de nouvelles difficultés économiques, sociales et environnementales.
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Un manque criant d'investissements et une absence totale de prévisions politiques ont rendu la mobilité insupportable sur les grands axes routiers et autoroutiers. Analyse sur la quasi-inaccessibilité de certaines villes.