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| L'avenir de l'enseignement |
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Depuis lors, en Belgique, ce système a pris une telle amplitude qu’il a atteint ses limites. Cette plus grande flexibilité n’a jamais été compensée par un renforcement des droits des salariés licenciés, et ceci malgré les fortes incitations à reprendre un emploi, les dispositifs de réorientation, les nombreuses formations proposées etc. Maintenant, les travailleurs en inoccupation forcée – dont 35 % de jeunes diplômés – ne trouvent plus d’emplois.
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La « Flexsécurité », ce n’est ni nouveau ni spécifique à la Belgique. En effet, c’est dans les années 1990, que la prise de conscience de ce processus de « destruction-création » d’emplois a conduit certains gouvernements à s’y intéresser. A l’époque, l’intention n’était pas de défendre des emplois parfois condamnés par les restructurations et délocalisations d’entreprises, mais plutôt de se centrer sur la création de nouveaux emplois en sécurisant, d’une part, les parcours des salariés appelés à changer de métier, et d’autre part, en adaptant le contenu des programmes de formation au besoin des entreprises privées. Ce système voulait allier la « flexibilité » (plus de facilité pour un chef d’entreprise de licencier son employé) à la « sécurité » (le travailleur bénéficie d’une forte indemnisation ainsi que la possibilité de suivre des formations pour retrouver plus facilement un nouvel emploi).
Depuis lors, en Belgique, ce système a pris une telle amplitude qu’il a atteint ses limites. Cette plus grande flexibilité n’a jamais été compensée par un renforcement des droits des salariés licenciés, et ceci malgré les fortes incitations à reprendre un emploi, les dispositifs de réorientation, les nombreuses formations proposées etc. Maintenant, les travailleurs en inoccupation forcée – dont 35 % de jeunes diplômés – ne trouvent plus d’emplois. A l’époque, les rares détracteurs de cette réforme ont longtemps affirmé que la « flexisécurité » ne pouvait fonctionner si la protection du travailleur n’est pas proportionnelle à la flexibilité du marché. Néanmoins, aujourd’hui, certains prétendent qu’une part non négligeable de la solution se trouve dans l’enseignement. Ils estiment qu’il est urgent de penser à une grande réforme des écoles. Par extension, la « flexscolarité » permettrait d’adapter - radicalement, rapidement et efficacement - les programmes scolaires en formation « hyper-qualifiante » modulables et ajustables à souhait, en fonction de la demande du marché et des besoins économiques des patrons ! Plus flexible, plus rapide… plus Bref, l’assurance et la certitude de correspondre à un emploi et satisfaire un patron rapidement… mais à quel prix ?
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La « Flexsécurité », ce n’est ni nouveau ni spécifique à la Belgique. En effet, c’est dans les années 1990, que la prise de conscience de ce processus de « destruction-création » d’emplois a conduit certains gouvernements à s’y intéresser. A l’époque, l’intention n’était pas de défendre des emplois parfois condamnés par les restructurations et délocalisations d’entreprises, mais plutôt de se centrer sur la création de nouveaux emplois en sécurisant, d’une part, les parcours des salariés appelés à changer de métier, et d’autre part, en adaptant le contenu des programmes de formation au besoin des entreprises privées. Ce système voulait allier la « flexibilité » (plus de facilité pour un chef d’entreprise de licencier son employé) à la « sécurité » (le travailleur bénéficie d’une forte indemnisation ainsi que la possibilité de suivre des formations pour retrouver plus facilement un nouvel emploi).