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Nous ne payons quasiment plus d’impôts depuis la dernière grande réforme fiscale. Si cette décision politique a satisfait beaucoup de monde au début, elle s’est finalement avérée catastrophique : nous n’avons cessé de perdre du pouvoir d’achat et nos conditions de vie se sont dégradées à tous niveaux. Les CPAS ne s’occupent plus des médiations de dettes et les victimes du crédit facile n’ont plus d’autre choix que de quémander l’aide des personnes fortunées et des hommes d’église. Le prix des loyers a doublé. Le nombre des sans-logis et des locataires menacés d’expulsion est tel que l’Etat pense sérieusement à réaffecter les bâtiments désertés de l’Administration fiscale en appartements familiaux. Mais où trouvera-t-il l’argent nécessaire pour les aménagements intérieurs ?
Voyons les choses en face. Cette dernière réforme, que la plupart d’entre nous réclamait, n’a finalement servi qu’à enrichir un peu plus les nantis. Les autres, eux, ont peu à peu plongé dans des difficultés diverses.
Il est urgent de réagir. Afin que tous les enfants puissent retourner à l’école, afin que nous puissions à nouveau être soignés dans les hôpitaux, que nous retrouvions des transports publics abordables, que chacun dispose régulièrement d’eau potable, que les plus âgés reçoivent une pension légale décente, que les travailleurs en inoccupation forcée touchent des revenus de remplacements, que le premier enfant obtienne des allocations familiales, que les milices privées disparaissent… Nous nous sommes laissés bercer par le chant du salaire poche des sirènes libérales. Nous avons cru que le sacro-saint Marché allait tout régler. Nous avons oublié de nous souvenir que seul l’Etat redistribue les richesses pour le bien-être de chacun. Aujourd’hui, nous n’avons rien gagné d’autre qu’une insécurité sociale jamais égalée depuis le début du 20ème siècle ! La mondialisation économique et financière a bâti une société où égoïsme, compétition, concurrence, indifférence et dividendes sont devenus les maîtres-mots. C’est avec ceux-là qu’elle a détricoté nos liens sociaux et a progressivement raboté la plupart de nos acquis et de nos droits.
Ce que nous demandons n’a rien d’impossible. Il s’agit seulement de besoins de première nécessité, de droits qu’un Etat dit démocratique a le devoir de défendre. Il n’y a qu’une solution pour sortir du fossé où nous sommes tombés : payer des impôts justes et progressifs et des cotisations sociales pour recréer des services publics accessibles à tous et une Sécurité sociale de qualité. Nous sommes déjà nombreux à nous battre pour cette idée. Rejoignez-nous dès aujourd’hui et faites-nous part de vos remarques et suggestions à l’adresse
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M-C. G.
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