|
La Ville de La Louvière ne peut pas remplacer la grande échelle des pompiers |
|
|
|
|

La Ville de La Louvière ne peut pas remplacer la grande échelle des pompiers
Les hommes du feu de La Louvière avaient constaté d’importants dégâts à la grande échelle après leur intervention à la manufacture de Mambourg en février dernier. Dans leur rapport, les services de maintenance s’étaient déclarés incompétents et avaient renvoyé la balle dans le camp du Collège échevinal en précisant que les dommages étaient irréparables.
Le Collège avait lancé un appel à marché public pour acquérir une grande échelle flambant neuve. Hier soir, dix offres ont été examinées : « Notre budget est étroit et nous n’avions pas prévu de tels dégâts. L’intervention financière de la compagnie d’assurance ne couvrira que 25% de l’achat à consentir et nous n’avons pas la possibilité de débourser les 75% restants tant nos marges financières sont minces », explique le maïeur.
S’il paraît évident que l’Intercommunale d’incendie ne peut se passer de grande échelle, on voit mal comment la ville va sortir de cette impasse d’autant que les communes voisines ont déjà fait savoir qu’elles ne pourraient pas investir dans cet achat. Quant au Gouvernement régional qui est confronté à une diminution de ses recettes depuis quinze ans, il pourra difficilement venir en aide aux élus louviérois.
Il y a quinze ans, nos ministres auraient été inspirés s’ils avaient entendu les voix – syndicales essentiellement – qui s’étaient élevées pour dénoncer les risques des plans successifs de défiscalisation sur le financement des services publics. Trop tard, hélas, sinon pour prendre conscience que le Marché doit cesser de déterminer la nature heureuse ou désastreuse de nos lendemains.
N. H.
Télécharger l'article du journal en PDF |
|
Les retraites en deuil : Tristesse à Flobecq |
|
|
|
|
Sébastien Maes, l’un des derniers bénéficiaires de l’ancien système de pension légale, est mort dimanche dernier à l’âge de 71 ans. Il avait travaillé durant 50 ans dans le secteur du bâtiment. Père de 4 enfants, il touchait, depuis plusieurs mois, 400 euros de l’Etat au titre de « pensionnés ».
C’est une bronchite contractée cet hiver qui l’a emporté. « Il n’a pu se soigner à temps en raison de difficultés financières », a expliqué son fils lors des funérailles. « C’est trop bête, ça ne faisait qu’un an qu’il avait pris sa retraite. Dire qu’après autant d’années de travail, il n’avait droit qu’à une pension minimum ». Le PDG de la Caisse de Versements des Dernières Pensions Légales (CVDPL), filiale du bancassureur Fortisch Banque, présent à la cérémonie, a pointé avec cynisme les aspects positifs de ce décès. « Aujourd’hui, il ne reste plus que 784 personnes qui touchent une pension minimale versée par l’Etat. A chaque décès, les cotisations sociales de chaque contribuable diminuent de 3 centimes d’euros. Bientôt, personne n’en paiera plus du tout. ».
C’est en 2012 que le Gouvernement libéral a lancé la réforme des pensions à renfort de grandes campagnes, en martelant sur toutes les antennes de la radio télévision comme dans la presse écrite : « Ce n’est pas parce qu’on est âgé qu’on doit toucher de l’argent sans travailler ». Le Ministre libéral des pensions souhaitait supprimer les pensions légales, beaucoup trop coûteuses selon lui, au profit des assurances privées dont il n’a cessé de vanter les mérites, notamment la liberté de choisir la formule la mieux adaptée aux besoins de chacun. Les mouvements sociaux de l’Automne 2019 avaient toutefois obligé le Gouvernement à maintenir une pension de survie pour tous les travailleurs ayant cotisé pendant 40 ans au moins. C’était le cas de Sébastien Maes.
Après l’enterrement, son fils s’en est pris vivement au PDG du CVDPL : « Je me fiche bien de payer des cotisations sociales si l’Etat me garantit une retraite décente ! Vous ne devez pas bien connaître les réalités financières des gens. Comment voulez-vous que nous consacrions une partie de notre salaire au paiement d’une épargne-pension privée alors que la plupart du temps, nous n’avons même plus de quoi nous acheter à manger ! » Le Président, laconique, lui a alors conseillé de chercher un emploi mieux rémunéré ou d’emprunter à la banque pour financer sa retraite.
A. B.
|
|
De la fiction à la réalité... Les pensions |
|
|
|
|
Actuellement, quasiment tous les travailleurs ont droit à une pension légale. Le montant de cette pension de salarié, indépendant ou fonctionnaire est établi selon le nombre d’années de travail, le salaire gagné et la situation familiale du travailleur. Les personnes de 65 ans et plus qui n’y auraient pas droit ou pour lesquelles elle serait insuffisante reçoivent, sous certaines conditions, un revenu garanti pour les personnes âgées financé par l’impôt et versé par le CPAS. L’Office National des Pensions est une des 7 branches de la Sécurité Sociale. Née d’un pacte, conclu en 1944 la protection sociale des travailleurs salariés est organisée par l’Etat dès 1945. Elle repose sur l’assurance obligatoire – les cotisations ONSS - à laquelle doivent souscrire tous les travailleurs pour acquérir les droits qui en découlent.
On entend souvent parler des trois piliers de pensions et on ne sait pas toujours très bien ce que ça veut dire. Le premier pilier est composé des pensions légales qui garantissent un revenu permettant à chacun de faire face aux conséquences de l’âge. Le deuxième pilier est constitué des pensions complémentaires souscrites par des employeurs au profit de leurs travailleurs en échange d’avantages fiscaux. Le troisième pilier est formé par l’épargne-pension et l’assurance vie individuelle également déductible fiscalement. De la pension légale à l’épargne-pension, c’est la solidarité qui disparaît au profit des risques et dégâts économiques et sociaux.
|
|
Lire la suite...
|
|
Enfin des congés efficaces ! |
|
|
|
|

Depuis peu, une nouvelle façon de valoriser les week-ends ou les quelques jours de congés payés auxquels ont encore droit les travailleurs est apparue grâce à la société « CongéXpress». Très dans l’air du temps (profiter au maximum sans contrainte), la société nouvellement créée propose aux entreprises une formule « jeu de rôle vacances » dans laquelle « vous incarnez un vacancier ».
Durant tout un week-end ou pendant leurs maigres congés, les employés sélectionnés par l’entreprise qui optent pour cette formule vont vivre les situations clefs de deux semaines de vacances ! Un luxe devenu impayable, tout en évacuant les moments creux et non nécessaires qui hantent inévitablement tous congés. C’est donc chargés de souvenirs choisis qu’ils reviendront de ce jeu de rôle corporatif, pleinement alertes, toujours sous une saine tension productive, et donc prêts au travail.
Concrètement, il s’agit d’une nouvelle forme de team building particulièrement adaptée à la société actuelle qui, en plus de récompenser les travailleurs méritants, permet à la Direction d’évaluer qui aura bénéficié des vacances les plus productives pour l’entreprise. Pour ce faire, des psychologues travaillant en collaboration avec ces Directions évaluent les besoins particuliers, les aptitudes et l’implication de chaque travailleur dans ce nouveau style de congés payés. Les employeurs peuvent désormais payer les congés en toute compétitivité. «Tout le monde y gagne en somme », nous dit Jerry Pluieders, le CEO de CongéXpress.
Quoi que principalement destinée aux entreprises, qui peuvent aussi proposer le jeu de rôle « vacances » comme un avantage en nature à leurs employés, la formule est aussi ouverte aux particuliers qui souhaitent retrouver l’impression de « vrais congés à l’ancienne comme on pouvait en bénéficier il y a 20 ans. »
S.W.
Télécharger l'article du journal en PDF |
|
|
De la fiction à la réalité... Les congés payés |
|
|
|
|
Aujourd’hui, les vacances annuelles payées et le double pécule qui les accompagnent nous apparaissent comme un droit définitivement acquis. Tout cela est pourtant le résultat d’un combat syndical acharné qui trouva son aboutissement dans le vote d’une loi en juillet 1936 en vertu de laquelle la majorité des salariés bénéficièrent de 6 jours de congés annuels payés. Deux ans plus tard, une autre loi étendit ce droit aux vacances à l’ensemble des travailleurs et l’Etat institua la Caisse Auxiliaire Nationale des Congés Payés pour garantir le paiement des allocations de vacances.
|
|
Lire la suite...
|
|
- AUGMENTATION DES TARIFS POSTAUX
La société privée Postman annonce une augmentation de ses tarifs à partir du 1er janvier 2030. Concrètement, pour envoyer une lettre en ville, vous payerez 5€ au lieu de 4,80€. Les envois adressés à des personnes qui vivent à la campagne vous coûteront désormais 5,50€. La Direction explique cet écart par la différence des coûts de distribution par zone : les distances à parcourir sont plus importantes à la campagne qu’en ville. Le temps consacré à la distribution est donc plus long et le prix de l’électricité qui alimente les véhicules ne cesse d’augmenter.
La commune de Herstal vient de céder aux demandes de rachat d'Arbelor-Nibbal. Criblées de dettes depuis la suppression des taxes et impôts additionnels, les autorités communales ont dû se résigner à vendre une autre partie de leur territoire. La multinationale, qui possède aujourd’hui 50% des terres de la commune, vient d’annoncer qu’elle allait fermer une école maternelle et la plaine des sports qui la jouxte pour y construire une usine flambant neuve.
- CARTES D’IDENTITE ELECTRONIQUES
Le prix des cartes d’identité électroniques passera la barre des 750€ dès le 1er décembre. Cette hausse est due au déficit budgétaire de l’Etat qui reporte sur les citoyens une part de plus en plus importante des salaires des fonctionnaires. Les banques viennent de faire savoir aux détenteurs de comptes épargne-papiers, ouverts avant 2028, qu’ils ne devaient pas s’inquiéter, les intérêts de leur épargne permettront de supporter cette augmentation.
Le prix d’emprunt d’un livre à la « Librairie Ecris Vains » (ex-bibliothèque communale) vient de passer de 4 à 5 € pour 12h et de 6 à 8€ pour 24h. En revanche, la formule « emprunt illimité », un forfait à l’année de 400€, n’a pas augmenté. Notez encore que les ouvrages de philosophie ne seront plus disponibles à partir de la semaine prochaine, leur location n’étant plus jugée assez rentable.
Télécharger l'article du journal en PDF |
|
|