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Hôpitaux psychiatriques fermés |
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Le dernier hôpital psychiatrique du pays a fermé ses portes hier suite aux réductions massives des cotisations sociales ces dernières années.
Les réductions successives de cotisations sociales sont à l’origine des difficultés financières que connaissent les établissements psychiatriques depuis plusieurs années. Le dernier d’entre eux a finalement dû mettre la clef sous le paillasson hier. Actuellement, il n’existe plus aucun lit pour les malades mentaux en Belgique !
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La mortalité infantile est de 108 morts pour 1.000 naissances dans les régions les plus pauvres du pays.
Comme nous l’annoncions dans les colonnes de notre édition du 19 août dernier, la situation sanitaire se dégrade de jour en jour dans certaines grandes villes de Wallonie où le taux de mortalité infantile a atteint le triste record de 108 morts pour 1.000 naissances. Ce chiffre n’est plus très éloigné de celui atteint, en 2008, par l’Angola (162 morts), un des pays les plus pauvres d’Afrique. L’annonce du résultat de l’enquête, effectuée par le très sérieux Institut de statistiques de l'ULW, a fait l'effet d'une bombe. Les pouvoirs publics ont annoncé qu’ils allaient prendre des mesures pour enrayer le phénomène. Un communiqué de presse laconique du Ministre fédéral de la Santé annonce une réforme en profondeur des soins de santé. Le taux de mortalité élevé serait dû, en grande partie, à la recrudescence de maladies - tuberculose, coqueluche et streptocoques – qui, suite aux coûts prohibitifs de leur traitement, ne sont plus dépistées dans les (derniers) hôpitaux publics. L'écart est d'autant plus flagrant qu'il survient dans les villes les plus pauvres de notre pays, là où les cliniques privées ne se sont pas implantées. Partout ailleurs, le taux de mortalité continue de chuter.
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On savait que le dernier centre de consultations de l'Office de la Naissance et de l’Enfance (O.N.E.), situé à Verviers, était menacé de fermeture. Hier matin, à 9h30 précises, les forces de l’ordre ont empêché les deux infirmières, l'assistante sociale et le médecin pédiatre d’ouvrir la consultation au public. Les dérogations du Service Fédéral de la Santé n’ont pas eu raison des pressions du Conseil d'Administration de la Fondation pour l'Enfance Royanders. L'équipe au complet a été ovationnée par les quelque 500 parents inquiets pour l’avenir. Comment faire désormais pour prévenir les problèmes de santé des enfants ? Comment payer le coût exorbitant des vaccins obligatoires ?  C’est une nouvelle page de notre organisation sociale qui s’est tournée aujourd’hui. Désormais, les parents pourront encore bénéficier des services de santé préventive et du dépistage des maladies infantiles en inscrivant leur progéniture à la célèbre « Fondation Pour L'enfance Royanders », moyennant paiement d’une cotisation annuelle de 1.250 euros. Ils auront ainsi droit à une visite trimestrielle gratuite dans un des centres ainsi qu’aux vaccins obligatoires pour les enfants de 0 à 6 ans. Ces consultations sont situées uniquement dans les grandes agglomérations et il est peu probable que d’autres ouvrent leurs portes dans les zones suburbaines. « La politique de gestion globale de la Fondation Royanders, ne sera pas revue » a déjà précisé la Direction qui estime que la multiplication des infrastructures minimisera les profits des actionnaires. Un seul exemple pour bien comprendre : le centre le plus proche de Verviers, se situe à Liège, à plus de 25 kilomètres. Ceci présage de bien longues attentes pour les rendez-vous, comme ce fût déjà le cas l'année dernière avec la suppression des derniers centres de médecine du travail, remplacés par les « Bureaux médico-contrôle » du géant « Daxa Insurance ». Une question demeure entière : comment vont faire les parents qui n’ont pas la possibilité de payer le montant de la cotisation annuelle à la Fondation ? Il faut sans doute se préparer à une recrudescence de maladies infantiles disparues depuis de nombreuses années grâce aux dépistages et aux vaccinations gratuites organisées jusqu’ici par l’O.N.E. Le Directeur Général de la Fondation a cependant proposé une solution dans une interview à notre confrère de l’Echo des Crashboursiers : « Les parents concernés pourront toujours emprunter le montant de la cotisation annuelle auprès de notre filiale Royanders Banque et Assurance au taux préférentiel de 4,80%. Nous sommes même disposés à proposer un taux de 1,50% à partir du 2ème enfant »… I.M.
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Les Hostos du coeur : Franc succès pour la première soirée des "Emplâtrés" |
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Hier soir, la première soirée des « Emplâtrés », animée par le toujours jeune Naqui, a permis de récolter des fonds pour la construction des Hostos du Cœur. Cette nouvelle initiative des artistes permettra de soigner gratuitement les personnes qui ne sont pas couvertes par une assurance maladie et/ou hospitalisation.
La soirée a démarré sur les chapeaux de roues avec l’interprétation de « J’ai la rate qui s’dilate » par Placeboh. Si le plus grand moment d'émotion fut assurément l’apparition de Serge Lapa entonnant son désormais mythique « Je suis malade » en compagnie de Doc Procto, il fallut attendre l’intervention du comique Djamoul Debbeze – fondateur des Hostos du Cœur - pour donner réellement du sens à cette soirée. « Aujourd’hui, on n’a pas plus le droit d’avoir faim que d’avoir mal ! » s’est insurgé le comédien avant de reprendre de plus belle : « Là où la Sécu a disparu, là où l’Etat n’intervient plus, il nous a paru urgent de parer au plus pressé pour soigner ceux qui souffrent. Ils sont nombreux à ne pas pouvoir se payer une assurance maladie suffisante. Mais nous voulons aussi que cette initiative solidaire soit temporaire. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités pour remédier à cette situation sanitaire épouvantable qui pourrait bien avoir des conséquences sur la santé de tous. » Djamoul s’est enfin adressé au Ministre de la Santé : « La solution n’est pas si éloignée de nous. Il y a quelques années encore un système de solidarité sociale permettait à tous, en ce compris les moins favorisés, de bénéficier de soins médicaux de qualité ».
Le rideau est tombé sur cette soirée avec la chanson « Ne tirez pas sur l’Ambulance » reprise en chœur par toute la troupe des « Emplâtrés ». Si les drames de santé publique sont inacceptables dans nos riches sociétés, on a quand même passé une très bonne soirée ! Vivement la sortie du CD et du DVD.
Des Restos aux Hostos du Cœur, il n’y a qu’un pas de 44 ans.
C’est en 1985 qu’un certain Coluche – comédien oublié de la seconde moitié du 20ème siècle – lançait les Restos du Cœur pour subvenir aux besoins des laissés-pour-compte. Aujourd’hui, alors que la pauvreté explose, bien rares sont ceux qui peuvent affirmer n’avoir jamais fréquenté ces cantines. Depuis cinq ans, le nombre des restos de ceux qui ont faim et froid ne cesse d’augmenter. On estime que chaque semaine, un nouvel établissement ouvre ses portes dans le monde. Leur nombre devrait bientôt dépasser celui des fast-foods « Mac Dingo ». Quarante-quatre ans après les « Restos », une nouvelle étape est franchie avec l’inauguration des premiers « Hostos ». On n’arrête pas le progrès…
Se. S
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L'Europe en proie à des pénuries d'eau potable |
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Victimes de la surconsommation et de la pollution, les réserves d’eau potable européennes se tarissent petit à petit. L’eau est désormais devenue une denrée rare, dont le prix ne cesse d’augmenter. Seuls les plus nantis peuvent encore se payer le luxe d’une installation d’eau courante. Confrontés à la soif et aux maladies entrainées par des conditions sanitaires déplorables, des milliers d’Européens ont déjà fui vers l’Amérique Latine où l’eau, mais aussi le gaz et l’électricité, sont restés - ou plutôt redevenus - des biens publics inaliénables. Notre pays n’est pas encore directement touché par cet exode mais une enquête récente montre que certaines familles payent leur alimentation et leur consommation d’eau grâce à l’envoi régulier d’argent par des parents exilés.
La nouvelle compagnie européenne de traitement et de distribution d’eau potable, Water – Canal For Sale (WCFS), vient d’être absorbée par le géant international AQUANET, qui fait partie du top 5 des plus grosses entreprises mondiales.
Ce nouveau monopole sur le marché de l’eau n’augure cependant rien de bon. Les prix risquent de grimper dans des proportions que les observateurs ont encore bien des difficultés à évaluer. On voit en effet mal comment les actionnaires des grands groupes, habitués à exiger des dividendes allant parfois jusqu’à 20% de l’argent investi, vont accepter de diminuer leurs plantureux gains même si la situation sanitaire et humanitaire l’impose.
Depuis le développement du système d’achat d’eau « au poids » - largement inspiré de celui des recharges GSM ou des cartes d’électricité - de plus en plus de ménages belges achètent des packs « eau non-traitée » parce que les packs « eau potable » sont hors de prix.
L’Agence privée de Prévention de la Sécurité Sanitaire (A.P.S.S.) tire la sonnette d’alarme suite à la multiplication des cas de choléra. « La maladie progresse autant dans les campagnes que dans les villes. Elle touche principalement des enfants. Le commerce illégal d’eau polluée, décolorée par des combinaisons chimiques puis vendue « sous le manteau », comme de l’eau potable mais à des prix plus abordables, est une des causes de la propagation de l’épidémie. Il convient d’y ajouter les contaminations liées à l’état lamentable de notre système de distribution », précise son porte-parole.
Suite aux négligences de plus en plus courantes des services d’entretien, les accidents et carences d’approvisionnement ne cessent de se multiplier. Les ouvriers, intérimaires, très mal payés, n’y sont pour rien. Ils ne disposent pas des outils nécessaires aux réparations et doivent se contenter la plupart du temps d’apposer des rustines géantes sur des trous béants. Les inondations ont lieu, le plus souvent, dans les quartiers les plus défavorisés, là où les habitants ne peuvent pas payer les frais supplémentaires liés aux réparations.
C.M.
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