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L'avenir de l'enseignement |
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La « Flexsécurité », ce n’est ni nouveau ni spécifique à la Belgique. En effet, c’est dans les années 1990, que la prise de conscience de ce processus de « destruction-création » d’emplois a conduit certains gouvernements à s’y intéresser. A l’époque, l’intention n’était pas de défendre des emplois parfois condamnés par les restructurations et délocalisations d’entreprises, mais plutôt de se centrer sur la création de nouveaux emplois en sécurisant, d’une part, les parcours des salariés appelés à changer de métier, et d’autre part, en adaptant le contenu des programmes de formation au besoin des entreprises privées. Ce système voulait allier la « flexibilité » (plus de facilité pour un chef d’entreprise de licencier son employé) à la « sécurité » (le travailleur bénéficie d’une forte indemnisation ainsi que la possibilité de suivre des formations pour retrouver plus facilement un nouvel emploi).
Depuis lors, en Belgique, ce système a pris une telle amplitude qu’il a atteint ses limites. Cette plus grande flexibilité n’a jamais été compensée par un renforcement des droits des salariés licenciés, et ceci malgré les fortes incitations à reprendre un emploi, les dispositifs de réorientation, les nombreuses formations proposées etc. Maintenant, les travailleurs en inoccupation forcée – dont 35 % de jeunes diplômés – ne trouvent plus d’emplois.
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Réforme de l'enseignement obligatoire : trois bon points pour le ministre Préaux |
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L’opposition réclamait la réforme de l’enseignement depuis belle lurette. Il devenait en effet difficile de contraindre les parents à inscrire leurs enfants dans une école alors que la plupart n’avait plus la possibilité de payer les frais scolaires. C’est avec un soulagement non dissimulé que le Ministre a présenté sa réforme hier soir. « Bien que certains (ndlr : l’opposition) aient réclamé plus d’intervention de l’Etat, j’ai décidé en concertation avec le Gouvernement, que nul argent public ne serait dépensé pour refinancer le secteur. Il n’y a en effet aucune raison, pour que les riches ou ceux qui n’ont pas ou n’ont plus d’enfants en âge de scolarité, paient pour les autres ».
Volontariste, il précise : « Il fallait une réforme qui irait de l’avant, basée sur le bon sens. Mon projet est simple et tient en trois points : 1) L’abaissement de l’âge de l’obligation scolaire à 14 ans. Cette mesure permettra de soulager le portefeuille des parents et mettra un terme à la surpopulation scolaire ; 2) La location des places pour éviter la privatisation de l’école, 3) L’option « Job@school » qui permettra aux élèves qui le souhaitent de réaliser divers travaux d’entretien au sein de l’école contre rémunération. Ils pourront ainsi payer leurs études, apprendre différents métiers, sauver l’emploi des enseignants et entretenir les bâtiments scolaires. »
On ne sait pas encore très bien comment réagiront les différentes fédérations de parents et d’enseignants à cette proposition de réforme.
Se. S.
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De la fiction à la réalité... Enseignement et formation |
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Actuellement, l’enseignement, en Wallonie et à Bruxelles, se structure en trois réseaux : l'Enseignement de la Communauté Française, l'Enseignement Officiel communal et provincial et l'Enseignement Libre. Ces trois réseaux sont financés grâce à nos impôts. Quelques chiffres suffisent à comprendre : 2.931 établissements scolaires (des écoles maternelles aux universités), 114.868 emplois à temps plein, 5,5 milliard d’euros de budget pour l’année scolaire 2006-2007 dont 9,3 millions d'euros pour la formation et 112 millions d'euros pour la recherche scientifique. Ces montants permettent à 1.287.373 élèves de bénéficier d’un enseignement de qualité financé à 95% par la Communauté française.
Les Régions proposent aussi de nombreuses formations aux travailleurs et aux entrepreneurs comme le chèque-formation à la création d’entreprise, des formations en alternance, les formations professionnelles en agriculture, les formations dans les OISP (Organismes d’insertion Socio Professionnelle), les formations dans des EFT (Entreprises de Formation par le Travail) ou encore les formations proposées par le FOREM et ACTIRIS aux demandeurs d’emplois dans différents secteurs d’activités : informatique, télécommunications, construction, transport, tourisme, environnement etc…
Nous avons tous reçu un enseignement de qualité quasiment gratuit. Aujourd’hui, nos enfants ou petits enfants en bénéficient à leur tour. L’école et les autres filières de formation sont aussi un atout majeur de notre développement économique et social. L’impôt rend l’enseignement obligatoire accessible à tous. Demain, d’autres générations doivent aussi en profiter… à moins que des baisses d’impôts importantes n’en grèvent les moyens.
Dans ce scénario, ce serait alors à nous de prendre financièrement en charge la formation de nos enfants. Actuellement, ce coût se monte à près de 170.000 € par élève de la maternelle à l’université. Une dépense qui, pour la plupart d’entre nous, est hors de portée et que l’Etat prend en quasi-totalité à sa charge. |
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Albert Père vient de faire une donation à l'enseignement associatif. Touché par le nombre d'enfants errants dans les rues parce que leurs parents – dont certains sans emploi - n'ont pas les moyens de les envoyer à l'école, le milliardaire a versé 100 millions d'euros à l'ASBL « École pour tous ». Rappelons que plusieurs sociétés dont Albert Père est actionnaire ont licencié plusieurs milliers de personnes ces trois dernières années.
La nouvelle loi sur les chanteurs de rue vient d'être adoptée par le Parlement. Désormais, ils pourront travailler du dimanche au vendredi, de 9h à 21h, et le samedi de 10h à 23h. Les listes d'inscription sont disponibles sur www.chanterpourmanger.be.
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Forma-Pute ou comment vendre son corps en toute sécurité ? |
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Forma-Pute a ouvert son école itinérante il y a maintenant trois mois. Christine, sa fondatrice, explique avoir eu l'idée grâce aux réflexions de quelques clients déçus.
« N'importe qui vend ses charmes sur le trottoir ou ouvre les portes de son domicile à présent, histoire d'avoir de quoi payer l'école, ou le médecin... Mais si tout le monde se vend, tout le monde ne le fait pas bien ! » Prostituée depuis 10 ans, Christine a décidé de partager son expérience avec des novices. Forma-Pute se déplace de ville en ville pour des séminaires de quatre jours. Christine, accompagnée de deux formateurs, d’une sexologue et d’un médecin hygiéniste, y expliquent aussi bien le B.A.-BA de la prostitution (codes, pratiques, confidentialité), que les trucs et astuces physiques ainsi que le respect du corps (santé et sécurité). « Investir dans les préservatifs est essentiel, autant que dans la lingerie et les savons intimes. Mais à côté de la formation-santé, je coache aussi les participants au self-defense », souligne Aurélie, formatrice santé-sécurité.
L’association est aussi un réseau de professionnels. La carte de membre coûte plus cher que la simple participation au séminaire, mais l'investissement en vaut la peine. Les membres sont contactés régulièrement, ils bénéficient gratuitement de soins spécifiques dans certains hôpitaux et peuvent faire appel à un agent de sécurité en cas de problème avec un client. Membre depuis la première formation, Marc est enchanté : « Voilà quelques années que je propose mes services quelques heures par semaine pour pouvoir payer mes soins dentaires. J'ai eu parfois des problèmes, et c'était dur de les régler seul. J'ai dû beaucoup découvrir par moi-même, mais avec Forma-Pute, j'ai toutes les réponses à mes questions, et je fais partie d'un réseau efficace. Finies les arnaques ! »
L. V.
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