|
Le billet d’humeur que notre regretté confrère avait écrit il y a tout juste 20 ans.
Une étude récente le confirme : nous ne savons toujours pas à quoi servent nos contributions…
Drôle d’époque, non ? Cet été, dans les journaux et à la télé, nous avions pourtant eu droit aux classiques de saison : faits divers dramatiques, incendies de forêts et les vacances insolites de monsieur et madame Tout le monde. Rien que de très habituel en cette période de latence.
Puis une info inattendue a bouleversé nos certitudes : celle, encore fragile, selon laquelle « il semblerait bien, mais tout cela est à prendre au conditionnel, que nous commencerions à entrevoir le début de la sortie du tunnel de » la Crise !

L’été se poursuivait, les soldes de rentrée s’annonçaient frénétiques…Mais début septembre, patatras ! L’info se casse la gueule, et notre moral retrouvé avec. Un dernier verre en terrasse et c’est le pastis qui recommence : reprise des licenciements massifs (SONACA : - 450), explosion du chômage dans la zone Euro, hausse du prix des médicaments, budget de l’Etat alarmiste et puis les banques, qui, à peine renflouées aux frais des contribuables, envisagent sérieusement d’accorder des bonus faramineux à leurs traders. De quoi s’flinguer… Ou pleurer dans les bras du Président de la première puissance mondiale qui se fait traiter de « socialiste » pour avoir défendu l’idée du retour de l’Etat dans le financement de la couverture sociale des citoyens américains. Des 47 millions d’entre eux qui en sont privés en tout cas, presqu’un détail.
Tout cela sur fond de grippe du cochon et de réchauffement climatique. Cette fin d’été aura finalement un air de fin du monde…
Il était donc intéressant, en ces temps de grande morosité, de se pencher sur les résultats d’une enquête menée par l’IASC (l’Institut d’anthropologie sociale et citoyenne) , concernant l’impôt et la manière dont il est perçu par nos concitoyens (Etude réalisée entre le 1er et le 15 septembre 2009, sur un échantillon de 400 personnes). Forts des constats plombés de ces temps de rentrée, nous nous attendions à voir se redorer le blason de cet outil qui assure, vaille que vaille, la sauvegarde de nos acquis sociaux.
Et paf ! Encore raté ! Le sondage de l’IASC ne nous dit qu’une chose, en substance : les vieux clichés ont la peau dure. Voilà où nous ont mené des décennies d’idéologie libérale martelée sans vergogne. Comme si le fait d’entretenir les idées reçues, c’était exister en tant que citoyen. Comme si pour mériter sa place dans l’Etat providence, il fallait systématiquement cracher sur ce modèle dont se contenteraient pourtant bien, aujourd’hui, quelques dizaines de millions d’américains… Vous avez dit monde à l’envers ?
Télécharger l'article complet en PDF
|